Le smart contract, également appelé contrat intelligent, tire ses origines des années 1990 aux États-Unis. Inventé par Nick Szabo, cryptographe mondialement connu pour ses travaux sur la blockchain, le smart contract résulte d’une convergence entre l’informatique, le droit et les rapports humains. Succinctement, le contrat intelligent matérialise l’accord entre deux parties dans un code informatique. Il reproduit par un protocole précis les conditions d’une contractualisation dans un cadre numérique.

L’année 2009 a marqué un tournant dans l’instauration du contrat intelligent avec l’essor des cryptomonnaies, notamment le bitcoin. Il est en effet rapidement apparu clair qu’un ajout de conditions d’échanges bien cadrées était nécessaire au bon fonctionnement de ces transactions virtuelles.

Avec les années, le smart contract s’est étendu à d’autres domaines en élargissant ses conditions d’utilisation et leur champ d’application. Découvrez avec BCdiploma les fondamentaux autour du smart contract et son lien étroit avec la technologie blockchain.

Qu’est-ce qu’un contrat intelligent ?

Définition du smart contract

Qu’est-ce qu’un contrat ?

L’article 1101 du Code civil français définit tout contrat comme une convention qui engage une ou plusieurs parties sur la notion même de donner, faire ou ne pas faire quelque chose. Pour cadrer cet échange, il convient de définir et de rédiger des conditions d’application de ce contrat qui rendront les termes et obligations réciproques officiels et en garantiront l’exécution.

Le smart contract, une contractualisation informatique

Le smart contract, une contractualisation informatique

Le smart contract ou contrat intelligent répond à ce même principe. Le smart contract est le fruit d’un programme informatique qui fait appel à la technologie de la blockchain. Le smart contract agit comme un protocole ou code informatique qui applique les clauses d’un contrat automatiquement sans avoir recours à un intermédiaire. 


Le contrat intelligent matérialise l’accord entre deux parties en code informatique. Il s’appuie sur le système DAO (Decentralized Autonomous Organization) qui sert à automatiser et donc simplifier des processus mobilisant d’accoutumée plusieurs intervenants. Les obligations du smart contract s’appliqueront grâce à un code, contrairement au contrat en version papier dont les clauses sont régies par la loi.

Comment fonctionne un smart contract ?

Le fonctionnement des contrats intelligents s’appuie sur des consignes et instructions renseignées dans le code de la blockchain qui héberge le smart contract. Lorsque les conditions établies en amont sont remplies (if/when/then), le réseau d’ordinateurs associé au système peut alors exécuter les actions du ou des contrats. À la suite de l’exécution des actions au sein même de la blockchain, une mise à jour peut être effectuée de manière automatique.

Cette transaction finalisée n’est pas modifiable et devient consultable par tous. Pour rendre possible l’exécution d’une étape au sein des contrats de la blockchain, la précédente étape doit avoir elle-même rempli toutes ses conditions pour se voir réaliser, etc. Cette validation par étape des smart contracts est un gage de sécurité. L’erreur humaine est ainsi limitée et les interprétations et négociations rendues impossibles.

Pour un fonctionnement sans fausse note, le contrat intelligent doit impérativement être audité et une mise en commun des règles d’utilisation et des conditions validées par chacune des parties est indispensable : la mise à disposition du code informatique du contrat est en ce sens recommandée. La résolution des éventuels problèmes ou différents n’en sera que simplifiée. Un smart contract est traditionnellement programmé par un développeur, mais avec la généralisation de la blockchain dans divers domaines, on trouve de plus en plus d’interfaces web et d’outils en ligne pour aider à la mise en place et à la structuration des smart contracts.

Champ d’application du smart contract 

Champ d’application du smart contract 

Si les contrats intelligents ont vu le jour pour accompagner et encadrer les échanges de cryptomonnaies comme le Bitcoin, ces smart contracts s’adressent aujourd’hui à une grande variété de domaines tels que les contrats financiers, les accords commerciaux ou le monde du gaming. Cela demande aux développeurs qui créent le système d’exécution et d’exploitation du smart contract une maîtrise totale et une connaissance approfondie du secteur concerné pour pouvoir établir les exigences relatives à son application. Dans le monde des affaires par exemple, le contrat intelligent se montre particulièrement utile pour les échanges et transferts d’argent et de biens et crée une forme de rationalisation des transactions tout en raccourcissant les délais de validation.

Les smart contracts, poussés par la technologie galopante de la blockchain Ethereum, pour ne citer que la plus connue, tendent à s’étendre aux secteurs de  :

  • l’immobilier ;
  • la santé ;
  • les médias ;
  • l’énergie ;
  • la finance ;
  • le gouvernement ;
  • les médias.

L’économie liée au smart contract a de beaux jours devant elle, les cryptomonnaies seront en ce sens des acteurs majeurs de cette généralisation numérique.

A quoi sert le smart contract ?

Déployé de façon pertinente, le smart contract offre de nombreux avantages pour son utilisateur et tous les co-contractants du système. Le contrat intelligent comporte en revanche quelques limites qu’il convient de connaître.

Avantages du smart contract

Les avantages du smart contract sont multiples :

  • impossibilité de contourner le système grâce à l’acceptation des conditions préétablies et programmées dans le smart contract ;
  • harmonisation des conditions et des termes de l’accord du contrat comme la confidentialité ou les conditions de paiement ;
  • réduction des erreurs humaines ou des détournements de fonds ;
  • gain de temps considérable en réduisant les intermédiaires habituellement déployés pour des contrats papiers (notaire, avocat, juge, etc.) ;
  • une sécurisation accrue grâce au fonctionnement du smart contract sur la blockchain ;
  • réduction des risques de défaut de paiement ;
  • diminution des coûts de création, de suivi et d’application d’un contrat.

Les transactions effectuées sur la blockchain dans le cadre de l’exécution d’un contrat intelligent sont authentifiées et sécurisées par un algorithme de chiffrement, les rendant infalsifiables. De même, chaque “bloc” contenant les transactions étant relié (ou “chaîné”) au bloc précédent, le piratage des données d’un bloc est quasiment impossible dans le système.

Inconvénients et limites du smart contract

Par définition, tout contrat comporte ses limites et les contrats intelligents ne dérogent pas à la règle. Dans le domaine informatique, tout système, même parfaitement cadré et sécurisé, comprend un risque de défaillance. La démocratisation des smart contracts a, à ce titre, attiré l’attention de nombreux utilisateurs à la recherche de failles pour contourner le système : les hackers. Le gain en maturité de la technologie blockchain, l’évolution des langages utilisés dans les contrats intelligents et la montée en compétences des développeurs sur ces langages, la formalisation des tests et la réutilisation de code audités permettent d’ores et déjà de limiter ces risques.

Le smart contract indissociable de la blockchain

Rôle de la blockchain dans l’exécution du contrat intelligent

Le smart contract s’exécute sur la technologie blockchain à l’aide d’un code informatique déployé sur un réseau partagé entre chaque utilisateur autorisé. La blockchain offre en ce sens des garanties d’authentification et de traçabilité pour l’exécution des smart contracts.Le rôle initial des smart contracts consiste en une application des clauses d’un acte ou d’un contrat juridique. Les contrats intelligents tirent partie de la puissance de la blockchain pour renforcer ses garanties et sa mise en application en fonction du domaine.

Le smart contract indissociable de la blockchain

BCdiploma et les contrats intelligents

La certification blockchain possède des applications dans différents secteurs comme l’éducation ou le secteur bancaire et tend à étendre ses champs d’expertise. Si son utilisation tire ses origines dans le domaine de la finance et de la cryptomonnaie, connaissez-vous son utilité pour stocker les digital credentials ? Diplômes, certifications, documents officiels ou encore compétences transversales (micro certification), la blockchain garantit la sécurité de toutes les données sensibles issues du domaine de la formation. BCdiploma propose une solution de stockage sur la blockchain très fiable et vérifie l’authenticité de tous les documents qui y sont conservés. La sécurité est au cœur de ses préoccupations et elle utilise en ce sens un algorithme de chiffrement matérialisé par une clé unique et inviolable, certifié par smart contract pour garantir une fiabilité des données consultables, en toute confiance.

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