Chez Orange, l’École des Métiers Techniques forme et fait monter en compétences les collaborateurs de la Direction Technique Orange France, soit 19 000 personnes. Le point de départ était une conviction simple, portée par son directeur Ahmed Kabèche : sortir le développement des compétences des seules salles de formation et donner une reconnaissance formelle à ce qui s’apprend déjà sur le terrain, parfois de façon informelle.
C’est dans cette logique qu’Orange s’est appuyé sur Daylindo, plateforme de gestion et de développement des compétences opérationnelles, pour structurer le passage des compétences requises aux compétences réellement acquises en situation de travail.
Après plus de trois ans de collaboration entre Orange et Daylindo sur le développement des compétences en situation de travail, un premier projet de valorisation des acquis par des Open Badges a été lancé autour des formateurs internes, notamment ceux formés via le Cnam. Entre deux sessions de formation, ces formateurs réalisaient un travail important sur le terrain qui n’était jusque-là pas valorisé : seules les heures de formation officielles étaient prises en compte.
Avec Daylindo, ce travail intersession a été structuré en formation en situation de travail : les compétences requises ont été identifiées, leur développement organisé au poste de travail, une phase réflexive mise en place avec la formatrice, puis la maîtrise des compétences évaluée par un jury sur la base de grilles précises. La validation du parcours pouvait ensuite être valorisée par l’attribution d’un Open Badge via BCdiploma.
D’autres projets ont suivi le même principe. Pour les formateurs occasionnels, un volume de 25 heures de travail jusque-là invisible a ainsi été reconnu et valorisé. Pour les Partenaires de Développement des Compétences, ce sont 50 heures supplémentaires qui ont été prises en compte.
La même logique a ensuite été étendue aux techniciens, notamment autour d’activités nécessitant des habilitations électriques. Sans se substituer à l’habilitation elle-même, Daylindo permet d’identifier et d’évaluer les compétences opérationnelles mobilisées sur le terrain par les techniciens. Observées et validées par des experts métier, elles sont reliées au référentiel de compétences et permettent de rendre visible un ensemble de savoir-faire effectivement maîtrisés.
Depuis un peu plus d’un an, ce même principe structure aussi les parcours de reconversion internes. Daylindo permet de réunir dans une même démarche les compétences attendues, les activités permettant de les développer et l’évaluation des savoir-faire acquis en situation réelle. Plus récemment, Orange a également engagé un travail sur le tutorat, afin de mieux structurer et rendre visible la transmission des compétences entre collègues qui se faisait jusque-là de manière largement informelle.
Le système continue d’évoluer. Orange retravaille aujourd’hui ses référentiels métiers, geste par geste, avec plusieurs niveaux de maîtrise. Reliés aux observations et évaluations réalisées sur le terrain, ces référentiels permettent progressivement de construire une cartographie des compétences opérationnelles claire et exploitable par tous, des managers aux collaborateurs eux-mêmes : non seulement ce que chaque poste exige, mais aussi ce que chacun maîtrise réellement.
« On est passé d’une logique de formations à une logique de compétences. »
Ahmed Kabèche, Directeur de l’École des métiers techniques, Orange
Cette évolution illustre une différence essentielle entre suivre une formation et développer une compétence réellement mobilisable dans le travail.
« Une compétence opérationnelle ne se résume ni à une formation suivie ni à une compétence déclarée. L’enjeu est de partir de ce qu’il faut réellement savoir-faire, de développer ces compétences au poste de travail et d’en valider la maîtrise en situation réelle. C’est ainsi que l’on produit une donnée de compétence fiable et utile à l’entreprise. »
Gerardo Marcotti, Président de Daylindo
Daylindo organise le développement, l’observation et la validation des compétences opérationnelles en situation de travail ; BCdiploma transforme ensuite cette validation en une preuve numérique vérifiable et partageable.
Cette continuité est aujourd’hui mise en œuvre chez Orange grâce à l’intégration entre Daylindo et BCdiploma. Une fois les compétences validées selon les critères définis, notamment dans le cadre d’un mode « jury », les informations sont automatiquement transmises à BCdiploma. Le badge est alors délivré puis intégré au portefeuille de compétences de l’apprenant dans Daylindo.
Il constitue ainsi une preuve numérique, vérifiable et partageable des compétences acquises et validées tout au long du parcours.
Cette reconnaissance ne se limite pas à attester qu’une compétence a été validée. Elle permet également d’en préciser le contexte, les critères selon lesquels elle a été évaluée et de permettre à un tiers d’en vérifier l’authenticité.
C’est précisément le rôle de BCdiploma. La plateforme permet de formaliser les compétences validées dans une preuve numérique sécurisée et partageable. Grâce à sa technologie blockchain brevetée, les informations associées peuvent être vérifiées de manière indépendante et restent accessibles dans le temps, sans dépendre d’une plateforme tierce. Elles peuvent notamment préciser l’émetteur, les critères d’attribution, les compétences concernées et les éléments de preuve associés.
Cette approche permet ainsi de dépasser la seule logique de suivi de formation. Il devient possible de documenter ce qu’une personne sait réellement faire, dans quel contexte la compétence a été développée, comment elle a été observée et selon quels critères sa maîtrise a été validée. La preuve peut ensuite être consultée et partagée par son titulaire.
Pour les organisations, cette capacité à développer, objectiver puis reconnaître les compétences contribue à faire évoluer la gestion des parcours professionnels. Les compétences développées directement au poste de travail ne restent plus seulement inscrites dans des référentiels ou des outils internes : elles peuvent être intégrées à une cartographie actualisée des compétences acquises, puis reconnues et valorisées au-delà du contexte dans lequel elles ont été développées.
La complémentarité entre Daylindo et BCdiploma prend ainsi tout son sens dans cette continuité : Daylindo relie les compétences requises au travail réel, structure leur développement au poste et permet d’en observer et valider la maîtrise ; BCdiploma prolonge cette validation par une preuve numérique fiable, vérifiable et partageable.
« Suivre une formation renseigne sur un parcours. Démontrer une compétence permet d’aller plus loin. Notre rôle est de permettre que cette compétence validée puisse être reconnue au-delà du contexte dans lequel elle a été acquise, grâce à une preuve fiable, vérifiable et partageable. »
Luc Jarry-Lacombe, CEO de BCdiploma
